28/10/2017

Agglomérat énigmatique de blocs anguleux posé sur un plateau désertique à la sortie de Riyadh, la Capitale de l’Arabie Saoudite, le KAPSARC (King Abdullah Petroleum Studies and Research Centre) tient de la base lunaire façon cosmos 1999, ou une concrétion naturelle type rose des sables, curiosité géologique dont Nouvel à tiré les principe de conception de son musée national du Qatar. Pas d’exposition dans ce complexe dessiné par l’agence de Zaha Hadid Architecte (ZHA) du vivant de sa figure star, mais un centre de recherche sur les énergies divisé en cinq départements répartis dans des modules de différentes tailles adoptant tous un plan hexagonal. Le centre de recherche visant l’efficience énergétique, il ne pouvait qu’afficher son exemplarité en matière d’utilisation des ressources. Premier bâtiment labellisé LEED Platinum de l’agence ZHA, son architecture met en oeuvre des dispositifs devant abaisser la facture énergétique de 70 000 m2 de plancher allouée, entre autre, à une bibliothèque, un centre de conférence, un centre de recherche et une salle de prière. Les façades fermées limitent les apports solaires, l’orientation du bâtiment et son ouverture vers le nord et l’ouest favorisent le rafraichissement par les vents du nord, amenés dans le bâtiment par des grilles horizontales insérées au point d’inflexion des volumes. Les bâtiments enserrent une cour couverte équipée d’ouvertures favorisant la ventilation. Remplissent-elles correctement leur fonction ? Elles ajoutent au spectaculaire de l’espace et tranchent avec les fameuses « lignes sinueuses » et autres courbes dont on affirme qu’elles étaient la marque de fabrique de l’architecte anglo-irakienne. ON
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Photographies par Hufton+Crow