07/12/2017

La galerie Betts Project présente à Londres une exposition rétrospective sur le travail de l’architecte français Jacques Hondelatte, du 3 décembre au 3 février 2018.

Le Nichon—Viaduc de Millau, 1994, computer drawing. Courtesy the estate of Jacques Hondelatte & Betts Project

Peu connu du grand public, essentiellement publié dans les revues spécialisées, Jacques Hondelatte (1942-2002) demeure une référence pour ses pairs, élèves et amis, dont Jean Nouvel, Anne Lacaton, Jean-Philippe Vassal, Epinard Bleu, Duncan Lewis ou Rudy Ricciotti. Il laisse derrière lui une œuvre radicale que Jean Nouvel, compagnon de longue route avec qui il conçut notamment, en 1984, un projet de lycée à Pessac, près de Bordeaux, dé nit comme «une architecture qui passe par l’abs-traction et la parole et non plus par des croquis».

Il reçoit en 1998 le Grand Prix National de l’architecture et, la même année, l’Institut Français d’Archi- tecture lui consacre une exposition personnelle sous le commissariat du critique Patrice Goulet, qui a beaucoup œuvré à la transmission de son travail. L’exposition voyage en Europe et, en 2002, Patrice Goulet signe l’excellent ‘Jacques Hondelatte. Des gratte-ciel dans la tête’, monographie exhaustive et critique qui reste aujourd’hui le seul ouvrage de référence sur l’œuvre de l’architecte bordelais. En 2004, le Centre George Pompidou acquiert une série de plans et images des projets de l’architecte, parmi lesquels le tribunal de Grande Instance de Bordeaux (1988-1990), la mise en insularité du Mont Saint-Michel (1991), la bibliothèque de Jussieu (1992) et le viaduc de Millau (1994).