25/04/2018

Matthijs la Roi architects et BART // BRATKE ont publié des images de leur nouvelle salle de concert imaginée pour la ville de Nuremberg, en Allemagne. Le «Konzerthaus de Nuremberg» a pour vocation d’étendre le patrimoine historique du centre municipal, en apportant une expérience musicale unique à cette ville culturelle, tel un bijou architectural imprégné d’histoire.

La Meistersingerhalle, centre municipal de culture et de congrès de la ville, est un espace de concert de style moderniste construit dans les années 1960. 
La salle de concert conçue par Matthijs la Roi architects et BART // BRATKE fait référence à de nombreux thèmes architecturaux et historiques combinés dans une approche contemporaine. Etendue sur près de 17 000 mètres carrés, elle établit un dialogue ludique avec la Meistersingerhalle grâce à une approche minérale, rappelant les formations rocheuses des carrières voisines et les nombreux châteaux des alentours.
Néanmoins, contrairement aux bâtiments historiques de la région réalisés en pierre, les motifs ornant la façade de la salle de concert sont placés en angle, donnant ainsi à l’édifice une impression de légèreté malgré le poids énorme de ce matériau. Un sentiment aérien accentué par une toiture en verre animée par un maillage structurel au motif organique. Les architectes décrivent cette proposition comme un jeu de tradition et de modernité.

Plusieurs éléments verticaux viennent se reposer sur cette base solide, tels qu’un foyer, un escalier expressif, des gradins publics, des lieux de rassemblement. Ils permettent ainsi de rompre avec l’horizontalité rigoureuse de cette bande structurelle afin d’offrir un périmètre ouvert et invitant. Selon les concepteurs, « la base solide fonde la structure, qui crée une légèreté invitante à travers son foyer vertical en tant que distributeur central avec une construction de toit translucide et optimisée en énergie».

L’équipe d’architectes a cherché à intégrer le Konzerthaus à son environnement pour que celui-ci s’inscrive en harmonie dans le paysage urbain du parc Luitpoldhain.

La salle de concert, perçue comme un objet autonome de l’extérieur, est revêtue de bois à l’intérieur. Afin de maintenir une échelle humaine dans l’auditorium de 1600 places, la forme monolithique de la salle est fragmentée en balcons, en bureaux d’information et en zones d’évasion.

Une séparation des fonctions publiques et privées définit le programme intérieur. L’entrée principale pour les visiteurs conduit directement dans l’atrium vertical, avec toutes les fonctions publiques disposées le long du foyer. De plus, un bâtiment arrière accueille les artistes et les employés. Pour améliorer l’efficacité de la circulation, on retrouve l’espace de la livraison, la salle d’instruments et les vestiaires des artistes au même niveau.