06/06/2017

La fondation Louis Vuitton, les 20 ans du Guggenheim à Bilbao, architecte et stewart même combat, don de bâtiment en Italie, un Doodle pour Zaha : la revue de presse du 6 juin 2017.
 
 
Triste Top 10
Quel est le point commun d’un architecte avec une hôtesse de caisse, un professeur d’EPS, une documentaliste et un opérateur d’industrie textile ? Figurer dans le top 10 des métiers… qui recrutent le moins, une distinction dont se passeraient également les employés de banque, les hôtesses de l’air/steward, les psychologues, les animateurs socioculturels, les documentalistes et les journalistes, figurant également dans ce classement des 10 métiers pour être sur d’être au chômage, établi par le site Qapa.fr. Si vous habitez l’Ariège, la Haute-Corse ou la Corrèze, les trois départements qui recrutent le moins, choisir une de ces dix professions vous éloignera à coup sûr du monde du travail. Vaut-il mieux se tourner vers les métiers qui recrutent le plus, comme préparateur de commande, télé conseiller, gestionnaire de paie ou chauffeur poids lourd, plutôt que de figurer dans les poids plume de l’employabilité en s’obstinant à vouloir être architecte en Franche-Comté, sans parler des architectes-journalistes en Haute-Corse ?
Via Le Figaro étudiant 

10 métiers pour être sûr d’être au chômage. Crédits photo: Andrey Popov. via Le Figaro étudiant

 
Vuitton, l’heure des comptes
Le prix de la fondation Louis Vuitton à Boulogne était un secret bien gardé. 100 millions d’euros, avait déclaré le maître d’ouvrage, déclenchant le scepticisme dans la profession. Les plus optimistes estimaient qu’il fallait plutôt multiplier cette somme par trois pour connaître le véritable coût du chantier, ne serait-ce que pour absorber les milliers d’heures d’ingénierie que le bâtiment avait absorbées. Un architecte chiffrait le coût du paquebot à 1 milliard d’euros. Bingo ! Il ne se serait trompé que de 200 millions. Selon une information du journal Marianne relayé par le Courrier de l’architecte, c’est pour la modique somme de 800 millions d’euros que Paris a la chance de voir s’élever son BEB (bâtiment équivalent Bilbao). Cerise sur le gâteau, 80 % de la facture a été défiscalisée, soit 610 millions d’euros qui reviennent à la charge du contribuable. Merci qui ?
Via Le Courrier de l’architecte 
 
 
Bilbao, l’heure du bilan
20 ans après l’inauguration du Guggenheim de Bilbao, Le Monde s’entretient avec le directeur général du musée, Juan Ignacio Vidarte, qui vient confirmer l’effet Bilbao qu’à eu son musée sur la ville de Bilbao. « L’impact du musée sur l’activité du Pays basque a atteint, selon une enquête réalisée par le cabinet d’audit stratégique B + i Strategy, 485 millions d’euros en 2016. » Des revenus liés au commerce, aux restaurants, aux hôtels, au transport. « Il a permis le maintien de plus de 9 000 emplois indirects. À quoi s’ajoutent des recettes fiscales de près de 66 millions. Rien que cette somme correspond à sept fois les subsides accordés chaque année par les pouvoirs publics au musée », explique M. Vidarte ». Le musée double son rayonnement mondial d’un enracinement local, en témoigne les 17 000 adhérents des amis du musée, majoritairement basques. Son budget annuel est de 28 millions d’euros, financés à 70 % par des recettes propres. Cerise sur le gâteau, sa construction avait coûté à l’époque 110 millions d’euros… Par rapport au Vuitton, un vrai bâtiment low-cost…
Via Le Monde
Le Musée Guggenheim de Bilbao, au Pays basque espagnol. MIQUEL GONZALEZ/LAIF-REA via Le Monde

 
13 ans déjà
Google a voulu rendre hommage à Zaha Hadid, l’architecte anglo-irakienne disparue voici plus d’un an. Pour le 13 anniversaire de sa nomination au Pritzker Prize, le géant de Mountain View s’est fendu d’un Google Doodle, dessin représentant Zaha devant son bâtiment de Bakou. Il remplaçait le classique signe Google dans 20 pays. Tange, Gaudi, Mies et Jane Jacobs avaient avant elle obtenu les honneurs du google doodle
Via Dezeen
Google Doodle se souvient de la victoire du Prix Pritzker 2004 de Zaha Hadid via Dezeen

 
Un gratuit nommé bâtiment
Fermes, monastères, châteaux, auberges, maisons : il y a le choix des programmes dans les 103 sites que le gouvernement italien donne gratuitement… à qui s’engagera à les restaurer, et les transformer en bâtiments touristiques. Cette stratégie imaginée par l’agence des biens nationaux et le ministère de la Culture devrait contribuer aux développements d’un tourisme hors des sentiers battus de la péninsule, faisant baisser la pression sur des sites pris d’assaut comme Venise. Repartis du nord au sud de la botte, les bâtiments sont localisés le long des routes de pèlerinage ou de pistes cyclables. Les candidats à l’acquisition, qui devront avoir de préférence moins de 40 ans et un profil entrepreneurial auront neuf ans pour réaliser leur projet, période qui pourra être renouvelée une fois. Une deuxième campagne devrait « offrir » 200 bâtiments. La gratuité est une nouveauté : en 2013, le gouvernement italien avait mis aux enchères 50 sites prestigieux — deux îles vénitiennes et le château où Tom Cruise avait célébré son mariage scientologue — et récolté 502 millions d’euros versés à un « Plan pour tuer la dette publique ». On ne pariera pas sur qui aura la peau de l’autre…
via The Local 
Cette ancienne école des Pouilles pourrait être à vous. Photo: Agenzia del Demanio via The local

 

Olivier Namias