Au cœur du Vieux-Nice, à l’écart du tumulte de la rue Rossetti, un porche discret révèle une cour plantée d’orangers, bordée de façades ocres. C’est dans ce lieu hors du temps que s’inscrit l’Hôtel du Couvent, après dix années d’un chantier aussi patient qu’exigeant. Plus qu’un établissement hôtelier cinq étoiles, l’ensemble se présente comme une œuvre de continuité architecturale et spirituelle.
L’intervention s’inscrit dans une retenue attentive. Préserver l’existant, prolonger ses logiques constructives et spatiales sans pastiche ni effet de style, tels furent les principes qui ont guidé la relecture de cet ancien cloître entouré de restanques ancestrales. Dans une continuité matérielle – enduits à la chaux, boiseries, sols en pierre et en terre cuite -, l’architecture silencieuse reprend vie.
L’histoire comme leçon
À cette restauration nourrie d’histoire s’adosse une aile contemporaine bien lisible mais non ostentatoire. Construite en ossature bois, pierre et chaux-chanvre, cette partie neuve reprend les principes hygrométriques et respirants de l’architecture ancienne. Les galeries extérieures qui desservent les chambres assurent en effet ventilation naturelle et protection solaire, renouant avec l’approche vernaculaire du monde monastique […]
Un article et un entretien à retrouver dans le numéro 416 d’Architectures Cree






