Au cœur des grands ensembles et de l’urbanisme de dalle qui caractérise cette partie du 15e arrondissement de Paris, un nouvel équipement public s’affiche tel un refuge paysager pour les tout-petits. Une architecture où le bois structure, incarne et répare.
Le programme est dense, inséré dans une dent creuse faite de rampes, dénivelés et circulations piétonnes discontinues. Quelques interventions passées avaient laissé le site en jachère. Exposé aux logements qui le surplombent, le nouvel édifice s’était fixé pour ambition de créer une sphère d’intimité en installant dans ce contexte hostile un jardin clos en pleine terre, à la façon d’un hortus conclusus, structuré autour de trois arbres – deux érables et un cèdre – précieusement conservés.
Le jardin comme principe fondateur
Ce paysage porteur d’une nouvelle biodiversité structure le plan : une figure en L abrite une crèche en R+1, tandis qu’une PMI, en limite parcellaire, s’installe dans l’aile basse. Des halls traversants, une placette d’accès, une venelle, ménagent des transparences et retissent les continuités urbaines. Un attique prolonge quant à lui le dialogue visuel entre espace public et jardin intérieur.
Manifeste structurel
Un socle de briques blanches ancre l’édifice dans le sol et soutient une structure bois légère et expressive, réhaussée d’un bardage extérieur à clins verticaux. Rythmé par cette succession de lames décalées, le dispositif introduit une échelle sensible, lisible par tous. À l’intérieur, les panneaux de bois diffusent la lumière douce captée par les sheds et piègent les réverbérations sonores pour composer une ambiance domestique et protectrice. […]
>> Un article à lire dans le numéro 415 d’Architectures Cree, ainsi qu’un entretien avec Guillaume Ramillien








