28/01/2018

Il y a quelques mois, en octobre 2017, Architectures CREE se rendait au Sommet Mondial du Design. A l’occasion, nous y avons rencontré Phyllis Lambert, alors conférencière vedette, qui était surtout en tête d’affiche des expositions du Centre Canadien d’Architecture – dont elle est fondatrice – avec Phyllis Lambert, 75 ans au travail et Pierre grise, des outils pour comprendre la ville. La revue revient sur son travail, sous le regard de Marie-Andrée Lamontagne qui a écrit un article intitulé Le regard de Phyllis Lambert, dans le numéro 291 d’Archicree, publié en 1999 :
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Téléchargez la version pdf : Phyllis Lambert_archicree 291
 
« Phyllis Lambert a voué sa vie à faire connaître et promouvoir l’architecture. Avec une volonté tenace, elle a patiemment créé le Centre Canadien d’Architecture dont collections et expositions sensibilisent le grand public et alimentent recherches comme débats professionnels. Pourquoi ? Parce que depuis un demi-siècle, elle défend « les villes ». Depuis l’attribution du Seagram Building à Mies Van der Rohe jusqu’au récent prix de la FICCA, elle est toujours au cœur des problèmes liés à la qualité de vie et à la modernité.
 
A Wesmount, l’avenue Cedar est une artère paisible, aux pentes et aux courbes harmonieusement étudiées, qui traverse la ville et vient rejoindre le mont Royal, avant de perdre son nom et de devenir l’avenue des Pins. Avenue Cedar, le passant n’est pas tout à fait à  Montréal, mais dans une enclave urbaine cossued’un peu plus de vingt mille habitants appelée Westmount, pourvue de tous les services municipaux d’une ville, et dont le demeures patriciennes de style néo-georgien sont elles-mêmes autant d’enclaves domestiques entre les murs desquelles vivent, luttent, croissent et se transmettent quelques-unes des plus belles fortunes du Canada.
En 1936, une petite-fille – elle a 9 ans – emprunte chaque jour l’avenue Cedar pour se rendre à l’école, longeant ainsi le collège des Sulpiciens, un bâtiment aux pierres imposantes, derrière lesquelles est enseignée la philosophie. La fillette est curieuse. De surcroît, elle a l’esprit fondateur et support mal l’autorité, peu importe ses avatars-père, école, religion, conventions sociales. Mais cette enfant, c’est avant tout un regard, une paire d’yeux braqués sur la réalité, qu’elle fouille, enregistre, recueille, transforme, cherche à comprendre et à assimiler à travers toute chose vue… »_Marie-Andrée Lamontagne
 
 
Lire aussi : Quand Montréal veut changer le monde grâce au design, un article signé Amélie Luquain, paru dans le numéro 384 d’Architectures CREE