03/01/2018

A 2 pas de la Grande Arche, l’U Arena vient d’ouvrir avec un concert des Rolling Stones qui ont rempli les 40 000 places de la salle en version spectacle. Ce projet, qui rentre dans le cadre de l’ »opération Seine-Arche d’intérêt national », a été voulu et financé par Jacky Lorenzetti, Président du Racing 92. Suite à un concours d’architecture en 2010, il a choisi Christian de Portzamparc pour le réaliser avec Vinci. Portant sur un stade de rugby et 31 000 m2 de bureaux en partie sud pour assurer la rentabilité, le programme du concours s’est enrichi en cours d’étude jusqu’à ce que l’aspect salle de spectacle prédomine, rejoignant ainsi le fleurissement d’équipements culturels parisiens de ces dernières années. Inséré dans un tissu urbain dense, et non en dehors de la ville, il est situé dans le grand axe de La Défense et de Nanterre, entre la voie ferrée et le cimetière. En toile de fond, se profile le skyline des tours.
Le volume compact de cette salle en U, avec seulement trois côtés, contraste avec l’immensité que l’on ressent en pénétrant à l’intérieur sous les 40 mètres de sa voûte. Fait nouveau pour un stade, permis par la fédération de rugby, il comporte une toiture fermée et inamovible. Il n’y fera jamais trop froid, ni trop chaud. Il n’y pleuvra pas. La toiture est composée de 4 méga poutres et repose sur une charpente de très grande portée – 150 x 110 m. L’ensemble est enveloppé sous des écailles de verre et d’aluminium – un sujet cher à l’architecte déjà exploité dans de précédentes constructions comme la Tour One 57 à New York, le siège de Bouygues Immobilier à Issy-les-Moulineaux ou encore l’hôtel Renaissance avenue de Wagram à Paris, – surmonté, en attique, d’une coque de béton.
Comme posée là, face à son parvis, l’U Arena, qu’elle plaise ou déplaise, étonne. Explication en images avec Christian de Portzamparc.

Vidéo © Antoine Durand / Amélie Luquain

Image à la une © Nicolas Borel 

 
 
La rédaction vous conseille deux ouvrages :
 
L’un sur la conception du projet architectural, regroupant esquisses et images de synthèse de différents bâtiments classés par ordre chronologique d’élaboration.
Les dessins et les jours, Christian de Portzamparc. Somogy éditions d’art, janvier 2016, 30 x 24,5 cm, 40 €. ISBN : 978-2-75720-371-2
 
L’autre à caractère plus monographique, sur l’œuvre de l’architecte.
Portzamparc Buildings, Philip Jodidio et Christian de Portzamparc. Rizzoli USA, novembre 2017, $85. ISBN : 978-0-8478-4872-0