07/05/2019

La Friche de l’Escalette de Marseille- parc de sculptures et d’architectures légères, constitué d’anciens vestiges partiellement en ruines d’une ancienne usine métallurgique active de 1851 à 1925- ouvre ses portes au public en juillet-aout pour la saison 2019.

Pour cette quatrième éditions consécutive, on attend un parcours de visite plus étendu qui laissera place aux amateurs de patrimoine industriel de découvrir des pans inédits de vestiges d’une usine de traitement de plomb- peu à peu rénovés par ses propriétaires.
Un ensemble architectural d’une ampleur impressionnante : colonnades, bassins et murs cyclopéens façades percées d’arcades et d’oculi évoquant l’architecture néo-classique de Ledoux – en parfaite fusion avec le paysage rocailleux face à la Méditerranée.

Friche de l’Escalette © C. BARAJA – E. TOUCHALEAUME. ARCHIVES GALERIE 54 PARIS 2019

Friche de l’Escalette © C. BARAJA – E. TOUCHALEAUME. ARCHIVES GALERIE 54 PARIS 2019

 
Outre l’exposition de Jean Prouvé- aménagement intérieur du pavillon 6×9 de 1945 et du bungalow du Cameroun – Nous pourrons découvrir d’autres pionniers de la modernité. Seront donc présentes, des œuvres d’architectes/ designers mais aussi d’artistes réalisant des pièces sous le même angle de créativité, de légèreté et de nomadisme.
Bungalow du Cameroun, Jean Prouvé & Atelier LWD © C. BARAJA – E. TOUCHALEAUME. ARCHIVES GALERIE 54 PARIS 2019

Deux géants de l’architecture légère, de mobiliers et de sculptures modernes présentent leur exposition.

Située au cœur des ruines des Calanques de Marseille : Eric Touchaleaume-antiquaire et spécialiste du mouvement moderne dans l’architecture et design- présente avec son fils Elliot, une exposition d’architectures légères et d’oeuvres d’artistes modernes et contemporains.

Eric et Elliot Touchaleaume © DEPASQUALE+MAFFINI

 

En résonance avec l’esprit des lieux, Myriam Mihindou présente « Transmissions ».

Un ensemble de cannes en grès chamotté à la peau rugueuse et aux teintes sourdes sont suspendues par des cordes de chanvre aux branches d’un pin torturé par le vent. Une exposition réalisée avec la collaboration de la Galerie Maïa Muller, représentant l’artiste en France – qui interroge le statut de la femme, questionne l’exil, les frontières et réveille la mémoire, collective et personnelle.

La vie et l’œuvre de Myriam Mihindou sont indissociables. D’origine gabonaise, née d’un père africain et d’une mère française et artiste nomade, son œuvre compte des histoires métissées et reflète des identités multiples.

Elle convoque et invoque le corps omniprésent dans ses oeuvres chargées de sens.

Transmissions, Myriam Mihindou, 2018 © C. BARAJA – E. TOUCHALEAUME. ARCHIVES GALERIE 54 PARIS 2019, COURTESY GALERIE MAÏA MULLER

Transmissions, Myriam Mihindou, 2018 © C. BARAJA – E. TOUCHALEAUME. ARCHIVES GALERIE 54 PARIS 2019, COURTESY GALERIE MAÏA MULLER