11/01/2018

Le pavillon de l’Arsenal reprend son Université populaire en 2018, au travers de 4 cours par Richard Scoffier, architecte, professeur et philosophe

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Arènes, portes, palais de justice, nécropoles

Quel est le rôle joué par l’architecture dans la manière dont la communauté se reconstitue et se représente à elle-même? Aujourd’hui les grands équipements scandent la vie collective, au-delà des fonctions spécifiques pour lesquelles ils ont été conçus. Stades, aéroports, gares, tribunaux et cimetières sont ainsi des dispositifs permettant la transformation des foules d’individus dispersées en communauté. » Richard Scoffier

COURS #01 : ARÈNES
 Samedi 20 janvier 2018, 11h­13h

Richard Scoffier distingue les stades en deux types distincts : les premiers « dionysiaques », les seconds, « apolliniens ». A l’appui, les projets d’Herzog et de Meuron, Gregotti, Nouvel, Souto de Moura.

 

COURS #02 : PORTES Samedi 10 février 2018, 11h­13h

Gares et aéroports permettent de « basculer de l’ici de la vie de tous les jours vers l’ailleurs de destinations lointaines ». Ils sont des « entre-deux propices à des échanges inattendus, des attouchements involontaires, des bousculades intempestives où s’esquisse une communauté plus aveugle et plus charnelle ». Assimilables à des objets en majesté, avec les projets de Patrick Berger, Calatrava, Kengo Kuma.

 

COURS #03 : PALAIS DE JUSTICE Samedi 03 mars 2018, 11h­13h

« Comment aborder l’espace où la communauté se refonde dans l’exclusion des individus qui en ont enfreint les règles ? » Analyse des projets de Jean Nouvel à Nantes, Richard Rogers à Bordeaux, Christian de Portzamparc à Grasse, Frédéric Borel à Narbonne, Renzo Piano aux Batignolles.

 

COURS #04 : NÉCROPOLES Samedi 24 mars 2018, 11h ­ 13h

Le cimetière est l’envers de la ville des vivants, « c’est la grande leçon du Père Lachaise, cet ensemble urbain uniquement composé de monuments ». Scarpa, Aldo Rossi ou Paola Chiarante répondent par des « constructions archétypales sortant du sol par césarienne » versus Gunnar Asplund et Marc Barani qui mettent en scène « une nature glorieuse reprenant ses droits bafoués par la pire espèce de parasites. »